À Caen, les DPE dessinent un parc ancien dominé par les classes C et D

Publié le 24 septembre 2026 10 min de lecture

La photographie publiée le 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre et rassemble 44 073 diagnostics enregistrés à Caen, sans décompter autant de logements uniques. Les classes C et D dominent ce corpus, tandis que les classes E, F et G appellent une lecture attentive des règles de location et de vente.

À Caen, les DPE dessinent un parc ancien dominé par les classes C et D — Caen

À Caen, 44 073 diagnostics enregistrés, et non un recensement des logements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Caen
A235
B856
C14 844
D16 571
E7 761
F2 507
G1 299
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-18.

À Caen, la photographie du parc immobilier diagnostiqué datée du 24 septembre 2026 fait ressortir un profil : une forte présence des classes C et D, dans un corpus où le bâti ancien occupe une place importante. L'actualité tient à cette mise à jour des données et à leur analyse locale, non à un événement municipal. La dernière extraction ADEME utilisée date du 18 septembre 2026. Elle réunit 44 073 diagnostics enregistrés sur le périmètre local. Ce volume permet de décrire les étiquettes présentes dans la base, mais il ne constitue pas un dénombrement de logements distincts : un même logement peut y apparaître plusieurs fois.

Le périmètre étudié est celui de Caen, dans le Calvados, identifié par le code INSEE 14118. Le jeu local retient une population communale de référence de 109 400 habitants. Cette donnée de contexte n'est pas le dénominateur des pourcentages de classes énergétiques : ceux-ci portent sur les diagnostics enregistrés. Il serait donc trompeur de rapprocher directement le nombre d'habitants et celui des diagnostics pour en déduire une couverture du parc. Pour un propriétaire ou un acquéreur, l'intérêt de cette photographie est de situer un dossier individuel dans un ensemble local, sans considérer que cet ensemble représente nécessairement tous les logements de la commune.

Les classes C et D forment le centre de gravité énergétique local

La classe D est la plus représentée, avec 16 571 diagnostics, soit 37,6 % des enregistrements. La classe C suit avec 14 844 diagnostics, soit 33,7 %. La photographie caennaise ne se résume donc pas aux étiquettes les moins performantes : son centre de gravité se situe dans ces deux catégories. À l'autre extrémité de la répartition, A compte 235 diagnostics, soit 0,5 %, et B en compte 856, soit 1,9 %. Ces résultats décrivent une distribution locale à une date donnée. Ils ne montrent pas, à eux seuls, une amélioration ou une dégradation, faute de photographie antérieure comparable parmi les faits disponibles.

Pour un vendeur dont le bien est classé C ou D, ces données donnent un repère de fréquence dans les diagnostics enregistrés à Caen. Elles ne permettent toutefois ni de fixer un prix, ni d'anticiper un délai de vente, ni de conclure que deux biens de même classe sont équivalents. Pour l'acquéreur, la distinction est tout aussi importante : une étiquette fréquente dans le corpus reste une caractéristique du dossier examiné, pas une description complète du logement. L'analyse locale aide ainsi à éviter une lecture centrée uniquement sur F et G, tout en laissant au diagnostic propre au bien sa place dans l'examen du projet.

  • A et B : respectivement 235 diagnostics (0,5 %) et 856 diagnostics (1,9 %).
  • C et D : respectivement 14 844 diagnostics (33,7 %) et 16 571 diagnostics (37,6 %).
  • E : 7 761 diagnostics, soit 17,6 % des enregistrements.
  • F et G : respectivement 2 507 diagnostics (5,7 %) et 1 299 diagnostics (2,9 %).

Pour les bailleurs, distinguer la situation de G des échéances de F et E

Les étiquettes F et G réunissent 3 806 diagnostics enregistrés, soit 8,6 % du corpus local. À l'intérieur de cet ensemble, les situations réglementaires doivent être distinguées. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Cette règle donne une portée concrète aux 1 299 enregistrements G observés à Caen, sans autoriser à les présenter comme autant de logements uniques proposés à la location. La base fournie ne précise ni combien de ces diagnostics concernent effectivement des biens loués, ni combien correspondent à des projets de nouveaux baux.

Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Or E représente à elle seule 7 761 diagnostics, soit 17,6 % des enregistrements, contre 2 507 diagnostics pour F. Pour un bailleur, limiter la lecture locale aux seules classes F et G laisserait donc de côté une catégorie plus présente dans cette photographie et également concernée par une échéance prévue. Cela ne signifie pas que tous les biens classés E sont loués, ni qu'ils connaissent une situation identique. Le repère utile reste l'articulation entre la classe du logement concerné, la nature du projet locatif et les dates expressément indiquées.

  • Classe G : le critère de décence énergétique n'est plus satisfait pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 en métropole.
  • Classe F : l'échéance prévue est 2028 ; la base locale compte 2 507 diagnostics de cette classe.
  • Classe E : l'échéance prévue est 2034 ; la base locale compte 7 761 diagnostics de cette classe.

À la vente, la classe énergétique ne suffit pas à définir le champ de l'audit

La photographie locale éclaire aussi les ventes, mais avec un périmètre réglementaire différent de celui de la location. L'audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec une application à la classe E depuis le 1er janvier 2025. Le poids de E à Caen rend cette catégorie importante dans la lecture des données. Il ne permet cependant pas de compter les ventes soumises à audit : les 7 761 diagnostics E ne correspondent ni nécessairement à des logements uniques, ni nécessairement aux catégories de biens visées par cette obligation.

Les maisons individuelles représentent 10,1 % dans l'extraction. Cet indicateur de composition ne doit pas être confondu avec la part des ventes qui relèveraient de l'audit. Les données fournies ne croisent pas ici type de bien, classe énergétique et projet de cession ; elles ne donnent pas davantage un décompte des immeubles en monopropriété concernés. Pour le vendeur comme pour l'acquéreur, la conséquence concrète est de distinguer les questions : quelle est la classe du bien, quelle est sa catégorie, et le projet entre-t-il dans le champ indiqué ? Une proportion communale ne peut pas répondre seule à ces questions individuelles, même lorsqu'elle décrit un corpus important.

Le poids du bâti ancien caractérise Caen sans expliquer chaque étiquette

L'ancienneté constitue un autre trait marquant du profil caennais. La période dominante est 1948-1974, qui représente 48,7 % du corpus géolocalisé. Les indicateurs d'ancienneté fournis font également apparaître 17,7 % de bâti antérieur à 1949, 66,4 % antérieur à 1975 et 90,2 % relevant de périodes antérieures à 2001. Ces repères donnent une profondeur historique à la photographie énergétique. Ils ne doivent pas être additionnés comme s'il s'agissait de catégories indépendantes : les seuils d'ancienneté se recouvrent. De même, la période 1948-1974 ne se confond pas avec l'ensemble du bâti antérieur à 1975, qui comprend aussi des périodes plus anciennes.

Cette présence du bâti ancien accompagne la prédominance des classes C et D dans le portrait local, mais les faits fournis ne démontrent pas de lien causal entre les deux. Aucun croisement détaillé entre année de construction et étiquette n'est disponible ici. Il serait donc excessif d'attribuer automatiquement une mauvaise classe à un logement ancien, ou une meilleure classe à un logement plus récent. Pour un acquéreur, l'âge du bâtiment et son diagnostic sont deux informations à lire séparément avant de les rapprocher dans un dossier individuel. Pour un propriétaire, la période dominante décrit un contexte caennais ; elle ne détermine pas la performance de son propre bien.

Surface, consommation et gaz : trois repères à ne pas transformer en facture type

La surface médiane ressort à 50 m², tandis que les maisons individuelles représentent 10,1 % de l'extraction. La consommation médiane est de 214 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé atteint 873 €. Ces indicateurs complètent les classes énergétiques en décrivant d'autres dimensions du corpus. Leur statut de médiane compte : il s'agit de repères centraux, pas de valeurs communes à tous les dossiers. Ils ne décrivent pas nécessairement le même logement et ne doivent pas être assemblés pour fabriquer un bien caennais type. En particulier, la surface médiane ne suffit pas à attribuer à un logement la consommation ou le coût médian observé.

Le gaz naturel apparaît comme chauffage principal dans 18 176 diagnostics de l'extraction. Ce nombre signale sa place dans les dossiers enregistrés, mais ne compte pas nécessairement autant de logements distincts équipés de ce chauffage. Les données fournies ne permettent pas non plus de répartir ces enregistrements par classe énergétique ou de leur attribuer le coût médian de l'ensemble. Pour préparer une vente, une location ou un achat, les 873 € constituent donc un repère statistique estimé, et non une facture promise. La lecture utile consiste à conserver séparément la surface, la consommation, le coût estimé et le chauffage du dossier individuel, sans les remplacer par les valeurs locales.

Des secteurs identifiés et des risques recensés, sans classement des quartiers

L'analyse locale mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : La Guérinière Est, La Guérinière Ouest, Le Château, Préfecture et Saint-Jean. Leur présence situe une partie du travail à une échelle plus fine que la commune. En revanche, aucun résultat chiffré propre à chacun de ces secteurs n'est fourni ici. Il n'est donc pas possible de les classer selon leur performance énergétique, leur ancienneté ou leur proportion de diagnostics F et G. Pour un vendeur ou un acquéreur, le nom d'un secteur ne peut pas tenir lieu d'étiquette. Les proportions communales ne doivent pas davantage être reproduites comme si elles décrivaient exactement chacun de ces périmètres.

Géorisques recense les familles suivantes : inondation, séisme, phénomène lié à l'atmosphère et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon indiqué est de 1, tandis que la zone sismique n'est pas renseignée. Cette dernière mention désigne une information manquante dans les faits disponibles, et non une absence de risque. De la même manière, la liste des familles recensées ne permet pas d'attribuer une exposition identique à tous les logements de Caen ou aux cinq secteurs cités. Pour les projets immobiliers, ces éléments constituent un volet distinct du diagnostic énergétique. Aucune donnée fournie ne permet de relier les risques recensés aux classes D, E, F ou G.

À Caen, les classes C et D dominent, avec une surface médiane de 50 m²

L'intérêt de cette actualisation est de hiérarchiser les points de lecture sans prétendre trancher chaque dossier. Le profil caennais associe une domination de C et D, une classe E nettement présente, un bâti ancien important et une surface médiane de 50 m². Le vendeur dispose ainsi d'un contexte pour présenter la classe de son bien sans la confondre avec une valeur marchande. Le bailleur peut distinguer la règle déjà applicable à G pour un nouveau bail des échéances prévues pour F et E. L'acquéreur peut replacer une étiquette dans la distribution locale, tout en gardant séparés consommation, coût estimé, ancienneté et risques.

La limite essentielle demeure celle de l'unité observée : la base enregistre des diagnostics et peut compter plusieurs fois un même logement. Elle ne fournit ici ni suivi des trajectoires individuelles, ni comparaison temporelle, ni croisement complet entre classes, périodes et secteurs. La photographie du 24 septembre 2026 ne permet donc pas d'annoncer une évolution du parc ou de mesurer les effets d'une action locale. Elle établit un état documenté à partir de l'extraction du 18 septembre. C'est dans ce cadre que ses chiffres sont utiles : comme repères pour comprendre les dossiers immobiliers caennais, et non comme substituts aux caractéristiques particulières d'un logement.

  • Vente : distinguer la classe énergétique du bien et sa catégorie pour lire le champ de l'audit réglementaire.
  • Location : séparer la situation de G pour un nouveau bail des échéances prévues pour F et E.
  • Acquisition : utiliser les médianes et les proportions comme contexte, sans les attribuer automatiquement au logement examiné.

Questions fréquentes

Les 44 073 diagnostics correspondent-ils à autant de logements à Caen ?

Non. Il s'agit de diagnostics enregistrés dans le périmètre local. Un même logement peut apparaître plusieurs fois ; ce total ne dénombre donc pas les logements uniques.

Quelles classes énergétiques sont les plus présentes dans la base locale ?

La classe D arrive en tête avec 16 571 diagnostics, soit 37,6 %, devant C avec 14 844 diagnostics, soit 33,7 %. Ces proportions portent sur les enregistrements, pas sur un décompte de logements uniques.

La vente d'un bien classé E relève-t-elle de l'audit énergétique réglementaire ?

Le champ indiqué concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole. La classe E est concernée depuis le 1er janvier 2025 ; l'étiquette doit donc être lue avec la catégorie du bien.

Sources officielles

Demander un devis gratuit