DPE à La Guérinière Est à Caen : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À La Guérinière Est à Caen, les 1 107 DPE analysés concernent des appartements, avec une nette prédominance des constructions de 1948 à 1974. Les passoires énergétiques représentent 0,4 % des diagnostics du quartier, contre 8,8 % à l’échelle de la ville.

DPE à La Guérinière Est à Caen : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Caen

Le profil énergétique de La Guérinière Est se lit à travers 1 107 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus de l’échantillon analysé de 15 000 DPE de Caen. Ces données dessinent un ensemble très homogène par son type de logement et sa période de construction, mais elles ne doivent pas être confondues avec un recensement exhaustif du quartier. Le constat principal est la place de l’étiquette D, très largement représentée, tandis que les classes F et G restent marginales. Pour comprendre ce résultat, il faut rapprocher les étiquettes du bâti observé, puis comparer les indicateurs du quartier avec ceux de la ville. Cette lecture fournit des repères pour présenter un logement à la vente ou à la location, sans remplacer l’examen de son propre diagnostic.

Un bâti d’appartements dominé à 97,5 % par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (La Guérinière Est)Part du quartier
A00,0 %
B90,8 %
C24522,1 %
D84075,9 %
E90,8 %
F30,3 %
G10,1 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS La Guérinière Est (Caen).

Dans les diagnostics du quartier, la part des maisons individuelles est de 0,0 % : tous les logements observés sont donc des appartements. La période de construction 1948-1974 concentre 97,5 % des diagnostics, soit également la part indiquée pour les logements construits avant 1975. Aucun logement construit avant 1948 n’apparaît dans cette répartition, avec une proportion renseignée à 0,0 %. La Guérinière Est présente ainsi un profil chronologique différent de celui de Caen, où le bâti antérieur à 1948 représente 17,7 % des diagnostics. Cette concentration sur une période ne renseigne toutefois ni les matériaux employés, ni les équipements de chauffage, ni les travaux éventuellement réalisés. Elle permet de caractériser le parc diagnostiqué, mais pas d’attribuer à chaque appartement les mêmes qualités thermiques.

  • Type de logement : 0,0 % de maisons individuelles dans les données du quartier ; la comparaison locale concerne donc un ensemble composé d’appartements.
  • Âge dominant : 97,5 % des diagnostics portent sur des constructions de 1948 à 1974. Ce repère décrit l’époque du bâti, sans documenter son état actuel.
  • Bâti ancien : la part antérieure à 1948 est de 0,0 %, contre 17,7 % pour Caen. Les deux périmètres ne présentent donc pas la même composition chronologique.
  • Surface médiane : 50 m² dans le quartier comme dans la ville. Cette égalité fournit un point de comparaison, mais ne signifie pas que tous les logements ont cette surface.

840 étiquettes D et seulement 4 diagnostics classés F ou G

La répartition des étiquettes est nettement concentrée sur la classe D, avec 840 diagnostics sur les 1 107 étudiés. La classe C arrive ensuite avec 245 diagnostics. Les autres catégories sont beaucoup moins représentées : 9 diagnostics en B, 9 en E, 3 en F et 1 en G, tandis qu’aucun diagnostic n’est classé A. Le faible nombre de passoires énergétiques ne doit donc pas être interprété comme une prédominance des meilleures étiquettes. Le portrait du quartier est avant tout celui d’un parc diagnostiqué largement classé D, accompagné d’un ensemble de logements en C. Ces résultats décrivent une distribution, sans expliquer à eux seuls pourquoi un appartement obtient une classe plutôt qu’une autre. Les données fournies ne permettent notamment pas de relier ces résultats à des rénovations ou à un équipement particulier.

  • Classes A et B : aucun diagnostic en A et 9 en B. Les étiquettes situées en tête du classement restent donc peu présentes dans l’échantillon.
  • Classes C et D : respectivement 245 et 840 diagnostics. Elles constituent le cœur du profil énergétique observé à La Guérinière Est.
  • Classe E : 9 diagnostics. Cette catégorie est peu représentée, mais elle doit rester distinguée des classes F et G dans la lecture des résultats.
  • Classes F et G : respectivement 3 et 1 diagnostics, soit 4 logements et une proportion fournie de 0,4 %. Cette faible présence ne permet pas de présumer de la classe d’un bien précis.

Face à Caen : 0,4 % de passoires contre 8,8 %

Par rapport aux indicateurs de Caen, La Guérinière Est se distingue surtout par sa proportion de passoires énergétiques : 0,4 %, contre 8,8 % à l’échelle de la ville. La consommation médiane est également inférieure, à 205 kWh/m²/an contre 214 kWh/m²/an. En revanche, le coût énergétique annuel médian estimé est légèrement supérieur : 886 €, contre 873 € pour Caen. Ces indicateurs ne vont donc pas tous dans le même sens. Ils correspondent à des médianes distinctes et ne décrivent pas nécessairement le même logement. La surface médiane, identique à 50 m², apporte un repère commun sans rendre les deux ensembles entièrement comparables. Enfin, faute de répartition complète des étiquettes de la ville, il n’est pas possible de comparer directement la fréquence de chaque classe, notamment C ou D.

Vendre : situer le bien parmi les 1 107 diagnostics du quartier

Pour vendre un appartement à La Guérinière Est, ces statistiques permettent de contextualiser son DPE sans lui attribuer les caractéristiques du quartier par défaut. Un logement classé D appartient à la catégorie la plus représentée, avec 840 diagnostics, mais cette proximité statistique ne suffit pas à apprécier son état ou ses équipements. Une classe C peut être présentée comme moins fréquente que D dans l’échantillon, sans en déduire une hausse de valeur. De même, les 4 diagnostics classés F ou G montrent que ces situations existent localement malgré leur faible proportion. La présentation du bien gagne donc à distinguer les informations propres à l’appartement des repères territoriaux. Aucune donnée fournie ne permet de chiffrer l’effet d’une étiquette sur le prix de vente, la négociation ou l’intérêt des acquéreurs.

Louer : comprendre la portée du coût médian estimé de 886 €

Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 886 € constitue un repère de quartier, et non une prévision de dépense pour chaque occupant. Il doit rester distinct de l’estimation inscrite dans le diagnostic de l’appartement et des dépenses effectivement constatées. La consommation médiane de 205 kWh/m²/an ne peut pas davantage être appliquée automatiquement à un logement de 50 m², même si cette surface correspond à la médiane locale. Pour informer un candidat locataire, il est préférable de présenter la classe et les indicateurs propres au bien, puis d’utiliser les statistiques locales comme contexte. La faible proportion de F et G, à 0,4 %, ne suffit pas non plus à conclure sur la situation d’un appartement particulier ou sur ses conditions de mise en location.

Questions fréquentes

Les appartements de La Guérinière Est sont-ils tous classés D ?

Non. La classe D domine avec 840 diagnostics, mais 245 sont classés C, 9 B, 9 E, 3 F et 1 G. Aucun n’est classé A. Cette répartition porte sur 1 107 DPE géolocalisés et ne permet pas de déterminer l’étiquette d’un appartement à partir de sa seule adresse dans le quartier.

Le quartier est-il moins énergivore que Caen ?

La consommation médiane observée est inférieure : 205 kWh/m²/an à La Guérinière Est, contre 214 à Caen. La part des passoires est également plus faible, à 0,4 % contre 8,8 %. Toutefois, le coût annuel médian estimé est supérieur, à 886 € contre 873 €. Il faut donc préciser l’indicateur comparé plutôt que formuler une conclusion générale.

Peut-on expliquer les étiquettes par l’âge des immeubles ?

Les constructions de 1948 à 1974 représentent 97,5 % des diagnostics, mais les données ne croisent pas précisément chaque période avec chaque étiquette. Elles ne renseignent pas non plus les rénovations ou les systèmes de chauffage. L’âge dominant caractérise donc le bâti observé, sans suffire à expliquer les performances d’un appartement ni à identifier les travaux qui lui seraient adaptés.

Sources officielles

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